Interview de Vicky CARRILLAT, photographe et créatrice de contenu UGC freelance

Interview de Vicky CARRILLAT, photographe et créatrice de contenu UGC freelance

Photographe et créatrice de contenu UGC, Vicky évolue aujourd’hui dans un univers où créativité et stratégie de marque se rencontrent. Pourtant, rien ne la destinait à ce métier au départ. Passée par un DUT GEA puis une école de commerce, elle a finalement choisi de se réorienter. Elle partage son parcours, ses missions au quotidien et les coulisses de son activité indépendante.

Peux-tu te présenter et nous parler de ton parcours ?

Je m’appelle Vicky CARRILLAT, j’ai 27 ans. J’ai commencé mes études supérieures par un DUT GEA, à l’époque en deux ans. Ensuite, j’ai intégré une école de commerce, TBS à Toulouse, où je suis restée trois ans, avec une année de césure, donc quatre ans au total. Au départ, je me suis spécialisée en finance pour rester dans la continuité de mon DUT, notamment en comptabilité. Mais finalement, je me suis réorientée vers la communication. J’ai fait une alternance au Crédit Agricole en communication et événementiel.

À la suite de cette expérience, j’ai complètement changé de voie pour devenir photographe. J’ai repris mes études à zéro avec une formation en photographie professionnelle, que j’ai suivie pendant un an. Ensuite, je me suis lancée à mon compte en freelance. Aujourd’hui, mon activité est répartie entre la photographie et la vidéo. Sur la partie vidéo, je fais surtout de la création de contenu UGC, c’est-à-dire des publicités pour des marques.

Avec quelles marques travailles-tu aujourd’hui ?

Je travaille avec pas mal de marques, dans des secteurs assez variés. Par exemple, je fais de l’alimentaire avec des enseignes comme Old El Paso ou Naturalia. Je collabore aussi avec des marques de maquillage comme Merit ou Embryolisse. J’ai également travaillé avec La Redoute ou Bonobo pour tout ce qui est vêtements, mais aussi sur de l’ameublement.

En fait, je touche vraiment à beaucoup de domaines différents, ce qui rend mon travail assez varié et intéressant.

Comment as-tu réussi à entrer en contact avec ces marques ?

À la base, comme je faisais déjà de la photo et de la vidéo, j’avais tout le matériel chez moi. Une amie qui travaille en agence de communication m’a proposé de réaliser des vidéos pour son agence. Ça m’a beaucoup plu, et ensuite d’autres agences m’ont contactée.

Quelles sont tes missions pour ces marques ?

Concrètement, je crée du contenu, principalement des vidéos pour leurs réseaux sociaux. C’est un peu similaire au travail d’un influenceur, sauf que je ne publie pas sur mes propres réseaux. Je vends directement les contenus aux marques. Parfois, elles me fournissent un script, et d’autres fois, elles me laissent carte blanche. Dans ce cas, je m’occupe de tout : écriture du script, tournage, montage. Ensuite, je leur envoie la vidéo, et on fait plusieurs allers-retours jusqu’à obtenir le rendu final.

Pourquoi t’être réorientée vers la photographie ?

À la base, la photographie, c’était vraiment le métier de mes rêves. Mais pendant mon alternance en communication événementielle, je ne me sentais pas forcément épanouie. D’ailleurs, que ce soit en stage ou en alternance, je me suis souvent rendu compte que ce n’était pas ce que je voulais faire. Je suis donc revenue à ce qui me faisait vraiment envie depuis le début : la photo. Aujourd’hui, même si je fais aussi beaucoup de vidéo, je continue la photographie, surtout du portrait et de l’événementiel. Et surtout, je suis très contente d’avoir fait ce choix.

Pourquoi as-tu choisi le DUT GEA pour ta formation ?

Je ne savais pas vraiment quoi faire après le bac, mais j’aimais beaucoup les maths. Je voulais garder ce côté logique et calcul. Finalement, j’ai découvert la comptabilité et j’ai beaucoup aimé. Je voulais même devenir comptable, j’ai fait des stages dans ce domaine. Mais ensuite, je me suis rendu compte que ce n’était pas ce que je voulais faire sur le long terme. J’avais aussi une amie qui connaissait bien l’IUT d’Annecy et qui m’en avait dit beaucoup de bien, donc ça a aussi influencé mon choix.

Quel conseil donnerais-tu aux étudiants en GEA ?

Je dirais de s’écouter, mais aussi d’aller au bout de la formation. Je sais que dans ma promotion, il y a eu pas mal d’abandons. Pourtant, même si on se réoriente ensuite, cette formation apporte vraiment des bases solides pour énormément de métiers.

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