Interview de Mickael, directeur des opérations chez Waalaxy

Interview de Mickael, directeur des opérations chez Waalaxy

Passer d’agent support à directeur des opérations en quelques années : le parcours de Mickael illustre parfaitement l’importance des opportunités et de la capacité à les saisir. Aujourd’hui à la tête d’une startup dans le secteur du logiciel, il évolue dans un environnement en constante évolution. Il revient sur son quotidien, les défis du management et les clés pour évoluer rapidement dans une entreprise. 

Peux-tu te présenter et nous parler de ton parcours ?

Je m’appelle Mickael. J’ai commencé par un DUT GEA, puis j’ai poursuivi avec un BBA aux Pays-Bas dans le cadre d’un programme d’échange de deux ans. Aujourd’hui, je suis directeur des opérations dans une startup basée près de Montpellier appelée Waalaxy. Nous sommes une quarantaine de personnes et nous évoluons dans le monde du logiciel, avec un focus sur la prospection automatisée sur LinkedIn et la création de contenu.

Comment es-tu arrivé à ce poste ?

Je ne me suis pas lancé directement dans l’entrepreneuriat. Je suis entré dans cette entreprise il y a quatre ans, presque par hasard. À l’époque, j’étais directeur du développement à Lyon dans le secteur du e-commerce. J’ai voulu changer de cadre de vie, et je suis tombé sur une opportunité… en tant qu’agent support. C’était un vrai retour en arrière sur le papier, mais je voulais découvrir un nouvel environnement : le logiciel, la startup, une culture différente.

Finalement, en deux mois, je suis devenu manager. Un an plus tard, je gérais toute l’expérience client, puis j’ai évolué vers un poste de directeur des opérations (COO). C’est un mélange de compétences, d’opportunités et de contexte favorable.

Qu’est-ce qui t’a donné envie de devenir chef d’entreprise ?

C’est un mélange de plusieurs choses. Déjà, ce sont des postes à forte responsabilité, avec beaucoup d’enjeux et surtout beaucoup d'impacts. Tu peux vraiment influencer la direction que prend l’entreprise. Mais ce qui me plaît le plus, c’est le côté très pluridisciplinaire. Tu touches à tout : la stratégie, le marketing, la finance, les opérations… Tu peux réfléchir à la manière de te positionner sur un marché tout en étant sur le terrain avec les équipes. 

Quelles sont tes missions aujourd’hui ?

Je n’ai pas de journée type, et c’est justement ce qui rend le métier intéressant. Nous sommes quatre dirigeants, chacun avec un rôle bien défini. De mon côté, je pilote principalement l’équipe produit sur l’entité Waalaxy. Je travaille donc directement sur le logiciel : améliorer l’expérience utilisateur, développer des fonctionnalités pertinentes, résoudre les problèmes des clients. Je suis aussi en contact permanent avec les utilisateurs : je fais des démos du produit, des appels d’accompagnement, j’analyse leurs retours pour améliorer le produit. À côté de ça, il y a beaucoup de temps passer à coordonner les différentes équipes entre elles, suivre la bonne exécution de notre stratégie au global et s’assurer qu’on avance dans la bonne direction.

Quel est le plus grand défi en tant que COO ?

Sans hésiter : gérer des humains. Le management est un métier à part entière, avec des compétences spécifiques. Ce n’est pas juste donner des ordres ou prendre des décisions. Tu dois gérer des personnalités, des émotions, des conflits, des motivations différentes. Il faut convaincre, fédérer, accompagner. Et surtout, comprendre que ton rôle est de mettre les gens dans les meilleures conditions pour qu’ils soient performants et qu’ils aillent dans la direction que tu souhaites. Ça passe par enlever les obstacles, comprendre leurs difficultés, et parfois même faire leur métier pour mieux saisir leurs contraintes et leur donner la place pour débattre des décisions que tu prends.

Quelles sont les qualités essentielles pour être un bon manager ?

Je fais la distinction entre dirigeant et manager.

Un dirigeant doit savoir garder la tête froide. Il prend des décisions importantes, souvent difficiles, où il engage son entreprise et qui auront des impacts directs sur les humains avec qui il travaille. Il doit gérer ses émotions et accepter la responsabilité.

Côté management, une qualité importante, c’est savoir écouter. Il faut être en réception constante : observer, comprendre, analyser. Le manager est avant tout un facilitateur. Il doit aussi être créatif, adaptable et avoir une vraie obsession pour l’efficience : faire au mieux avec les ressources disponibles. Et surtout, garder un regard centré sur les humains plutôt que sur les process, bien que les deux soient étroitement liés.

Pourquoi avoir choisi GEA pour ta formation ?

À la base, je voulais être trader. J’étais en STMG et passionné par la gestion financière. Je pensais faire une licence en économie. Mais un professeur m’a orienté vers un DUT GEA, en me disant que ce serait plus concret et plus adapté à mon profil.

Avec le recul, je pense que c’est une des meilleures formations pour comprendre l’entreprise dans sa globalité. Elle permet de rester généraliste, ce qui ouvre énormément de portes. Et surtout, ça donne une vision globale qui est essentielle quand tu veux évoluer vers des postes à responsabilité.

Quel conseil donnerais-tu aux étudiants en GEA ?

Déjà, profitez de cette période. Même si le rythme est intense, c’est un moment unique où vous avez du temps pour explorer. Investissez-vous dans des projets qui vous intéressent vraiment. Essayez de relier vos projets d’études à des domaines qui vous passionnent.

Ensuite, utilisez au maximum les outils comme LinkedIn pour aller parler à des professionnels. C’est beaucoup plus accessible qu’on ne le pense, et ça permet de mieux comprendre les métiers et les secteurs.

Enfin, soyez curieux et proactifs. Les études, ce sont aussi des opportunités pour tester, expérimenter et construire votre réseau.

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